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jeudi 15 décembre 2016

Les vidéos du CVUH : La question des réfugiés depuis le XIXè siècle

Dans cette nouvelle vidéo du CVUH, l'historienne Sylvie Aprile réinscrit la question des réfugiés dans le temps long de l'histoire. Partant de la Révolution Française, elle revient sur les différentes façons de définir ses populations mobiles dans la mesure où ces termes servent à définir des représentations qui elles-mêmes influent sur les politiques migratoires. 

Le sujet est vaste et complexe. Exceptionnellement cette question des réfugiés sera traitée en 3 entretiens vidéos successifs à suivre comme un feuilleton. 






vendredi 22 avril 2016

Les vidéos du CVUH : Un musée de l'immigration en Allemagne ? Quels acteurs? Quels enjeux? avec S. Vacca


Dans cette nouvelle vidéo du CVUH, Sandra Vacca évoque avec Aurore Chery les acteurs et les enjeux qui interviennent dans la création d'un musée de l'histoire de l'immigration en Allemagne. L'occasion de décentrer nos regards par rapports aux problématiques qui ont traversé l'ouverture et l'histoire du Musée de l'Histoire de l'Immigration  (ex.CNHI)





samedi 24 janvier 2009

Compte-rendu de la réunion du lundi 27 octobre 2008 aux archives départementales des Bouches-du-Rhône Compte-rendu de S. Chabani


Compte-rendu de la réunion du lundi 27 octobre 2008 aux archives départementales des Bouches-du-Rhône
18, rue Mirès - BP 10099-13303 Marseille cedex 03

Journées Patrimoine - Education – Immigration Histoire et mémoire des immigrations à Marseille, quels enjeux ? Mercredi 13 et samedi 16 mai 2009

Présents 

-  Laurence De Cock : enseignante en secondaire, à l’IUFM et chercheur à l’INRP (UMR Education et Politique), membre du bureau du CVUH, association créée par Gérard Noiriel (travail sur la mémoire, sur les instrumentalisations politiques de l’histoire et sur le rapprochement entre monde universitaire et monde scolaire)

-  Samia Chabani (ANCRAGES)

-  Ramzi Tadros (ACT)

-  François Gasnault,Directeur

-  Isabelle Langlade-Savi, Responsable du service action culturelle et pédagogique

-  Sabine Raucoule, assistante de conservation, en charge du service pédagogique


Tour de table présentation des participants.

Présentation du CVUH 

-  journées d’étude sur la fabrique scolaire de l’histoire et sur les questions socialement vives développement de relais en région (antenne à Montpellier et en cours à Marseille). L’organisation de ces 2 journées sur l’histoire des immigrations à Marseille serait le point de départ de l’action de cette nouvelle antenne. Enfin, Laurence de Cock évoque les changements de programme scolaire pour 2011, qui intégreront l’histoire de l’immigration, notamment pour les 3e.

- Argumentation de Samia C sur l’intérêt d’associer les AD13, lieux ressources, à ces journées et qui fait lien avec le partenariat engagé entre Ancrages et les AD13 sur la collecte d’archives des associations de l’immigration sur les BDR. Opportunité pour l’équipe pédagogique des AD d’impulser un nouveau dossier documentaire sur la question des immigrations à Marseille dans le prolongement de ceux qui existent…
- Ramzi ajoute que l’organisation de ces journées est née de cette rencontre entre le CVUH et de sa volonté de se développer à Marseille et d’autres volontés locales comme celles d’enseignants et d’associations locales qui oeuvrent pour une meilleure connaissance du phénomène migratoire et qui s’inscrivent dans une volonté de travailler en commun. Ramzi rappelle la volonté d’ACT d’impulser des projets locaux de territoires sur cette thématique et de formaliser à long terme, le réseau qui y contribue… (ex. ACT CRDP…).
Présentation du programme provisoire de ces 2 journées
-  le mercredi se déroule à l’Estaque ( ?) et est axé sur une approche scientifique le matin (conférence de Gérard Noiriel sur l’histoire de l’immigration, intervention de Salva Condro…), l’après-midi serait consacré à une prise de parole des habitants …(à préciser, qui quoi, comment, où) 
-  le samedi serait davantage centré sur l’école et se déroule à l’auditorium des AD13 s’il est disponible : enseignement de l’histoire de l’immigration, présentation des ressources pédagogiques pour les enseignants (comme dossiers pédagogiques écrits par Sylvie Orsoni, dossiers documentaires du secteur pédagogique, archives du centre de rétention d’Arenc, de police, du tribunal administratif) et présentation de l’inventaire des sources réalisé par l’association Génériques.

F Gasnault signale l’intérêt d’impliquer la Direction de l’Education (Claire Britten) et Jeanine Ecochard, conseiller général délégué à l’éducation. Il précise les modalités relatives à la réservation de l’auditorium qui nécessite que le collectif s’adresse au cabinet du Président du CG 13 
F Gasnault propose d’intégrer les interventions d’autres lieux ressources, CNHI, archives municipales…CRDP… pour élargir l’éventail des sources disponibles en direction des enseignants et valide le principe d’une intervention (prise de parole) des AD13 dans me cadre de cette journée.

Communication

-  la publication du programme ne pourra être prise en charge par le Conseil général

-  en revanche, il est possible d’intégrer un paragraphe sur le semestriel des ABD et présenter la manifestation sur www.archives13.fr

-  penser aux autres relais : lettre des IPR, CRDP

Prolongements
-  exposition des travaux d’élèves des établissements marseillais autour de la question des immigrations ? (lieu proposé : hall d’accueil des ABD, il faudra faire le nécessaire pour le matériel d’exposition avec le SAG)
-  publication en lien avec le CRDP ?
Décisions : 
Suite à cette réunion, il est prévu d’ajouter à la réunion du 15/11/08 à la MMA de l’Estaque :

Les questions relatives à :
1. La question de la coordination (qui a un coût…)
2. celle de l’image visuelle du collectif (nom, logo....) pour solliciter de manière cohérente et concertée les différents partenaires locaux en matière d’information et de communication que les journées.
3. Valider un programme plus précis des journées (déroulé, acteurs, lieux, actions, …etc.)
4. Faire le point sur les ressources financières disponibles pour le projet

La répartition des tâches s’organise comme suit : 
1. La réservation de l’auditorium, affaire suivie par Samia
2. Le contact avec les IPR d’histoire-géographie, affaire suivie par Philippe Olivera
3. le contact avec les secteurs recherche université, affaire suivie par Laurence Decock
4. le contact avec d’autres intervenants, affaire suivie par Ramzi

mercredi 15 octobre 2008

Le « 9-3 » de Yamina Benguigui : un usage falsifié de l’histoire Par Emmanuel Bellanger, Alain Faure, Annie Fourcaut et Natacha Lillo



[Le CVUH a initialement publié ici même un article d’Alain Faure sur le documentaire de Yamina Benguigui. Alain Faure nous a recommandé de changer son texte initial pour celui qu’il a fait paraître avec trois autres historiens sur le site de Médiapart, "mieux argumenté et plus complet". C’est ce texte qui figure désormais ci-dessous.]


9-3, Mémoire d’un territoire, le film de Yamina Benguigui a bénéficié d’une couverture médiatique exceptionnelle. Présenté comme le documentaire historique que la Seine-Saint-Denis attendait, il a été célébré par toute la presse comme une œuvre salutaire. La Seine-Saint-Denis — qui n’existe que depuis 1964 —, n’aurait été qu’une terre de misère et de désenchantement, une terre toujours « sacrifiée », « abandonnée », aujourd’hui « sans issue ».
L’orchestration musicale et les images en boucle des émeutes de 2005 donnent au film un ton mélodramatique qui offre une vision du passé reconstruite de façon partisane. Alors que ce film prétend rendre hommage aux femmes et aux hommes qui y ont vécu et y vivent, il les enferme dans les pires poncifs sur la peur des faubourgs. Depuis la monarchie de Juillet, l’exclusion frapperait ce territoire ! Qu’on permette à des historiens, censurés par l’auteure lorsque leur témoignage n’allait pas dans le sens voulu, de redresser un certain nombre d’erreurs, voire d’énormités historiques, contenues dans ce film.
Non, les usines et les ateliers n’ont jamais été expulsés de Paris. Pour cette simple raison d’abord qu’il n’existait pas au 19e siècle de réglementation générale qui aurait pu fonder un tel transfert. Les patrons qui sont partis aux marges de l’agglomération pour installer des établissements fonctionnant à l’aide d’une main d’œuvre déqualifiée et sacrifiée l’ont fait volontairement, et surtout ce mouvement n’a pas été présenté par l’historien interrogé comme le moteur de tout le développement industriel. C’est l’habileté du montage qui lui fait dire cela.
Les usines ne sont pas parties de Paris pour cette simple raison aussi qu’elles y sont restées. La capitale demeure, jusqu’au milieu du XXe siècle, une grande ville industrielle, avec, entre autres, de grandes unités de production, tout aussi polluantes que celles de Saint-Denis. N’importe quel Parisien ou Parisienne âgé et né dans un arrondissement à deux chiffres — sauf le XVIe et le XVIIe, et encore ! — vous dira que son enfance a baigné dans les fumées et les odeurs industrielles. Un exemple entre cent : jusqu’à l’exposition de 1937, une grande gare à charbons subsiste, quai d’Orsay, quasiment au pied de la tour Eiffel, pour l’approvisionnement des usines installées dans le XVe arrondissement. En 1906, la capitale compte 550 000 emplois dans l’industrie, la banlieue, en son ensemble, à peine 190 000.

En effet, les communes industrielles du futur 93 eurent de nombreuses sœurs en banlieue proche, et notamment à l’ouest. La ligne des Moulineaux — le tramway T2 aujourd’hui — a été prolongée jusqu’à Puteaux dans les années 1870 pour amener le charbon aux nombreuses usines installées dans les parages. L’histoire détaillée des beaux quartiers de Paris est aussi pleine de surprises : les propriétaires de la plaine Monceau ont eu à subir la présence d’une usine à gaz installée boulevard de Courcelles jusqu’en 1891 ; sur l’emplacement actuel de la maison de la Radio, l’usine à gaz de Passy, elle, fonctionna jusqu’en 1926. Les Ternes, dans le XVIIe, furent longtemps un quartier spécialisé dans la carrosserie et la construction des voitures à chevaux : l’industrie automobile s’est développée dans la banlieue ouest en continuité géographique avec cette industrie parisienne. Bref, le rôle des vents dominants, qui expliquerait ce soi disant monopole de l’est ou du nord-est pour l’industrie émettrice de fumée, est une idée fausse : pourquoi aurait-on cherché à préserver une zone d’un fléau qu’elle subissait déjà ?
Mais à qui veut-on faire croire que la misère ouvrière et l’exploitation des migrants ont été l’apanage de ces communes ? Les Bretons par exemple étaient nombreux à Saint-Denis, mais ils étaient plus nombreux encore à trimer dans les usines et les chantiers de Paris. Et les domestiques, ces demi esclaves au service des ménages parisiens ? Les raisons de l’installation dans le futur 93 de nombreuses vagues d’immigration tant européennes qu’africaines sont à peine évoquées : on passe de la présence espagnole, dès la Première Guerre mondiale, à l’arrivée des rapatriés d’Algérie et des Antillais, sans jamais évoquer les Italiens, installés depuis la fin du XIXe siècle et longtemps majoritaires, l’arrivée des premiers Kabyles dans l’entre-deux-guerres et l’immigration portugaise des années 1960.
Tous ces hommes et ces femmes n’ont pas été « relégués » en banlieue ; ils ont choisi d’y venir car ils savaient qu’ils y trouveraient un emploi qui, bien que souvent très dur, leur permettrait d’accéder à un niveau de vie nettement supérieur à ce qui les attendait dans leur pays.
Dans un espace marqué avant tout par une forte solidarité ouvrière, les mariages mixtes sont présentés à tort comme marginaux, et cela pour mieux étayer la thèse de la « ghettoïsation ». Rappelons que les filles et fils d’Espagnols et d’Italiens de la banlieue nord-est ont épousé à plus de 75 % des « Français de souche ». Les unions entre enfants d’Algériens, de Marocains ou d’Antillais et de « Français blancs » sont également très fréquentes.

Le film caricature à l’excès l’histoire du logement social. Les architectes et urbanistes ne seraient que d’avides bâtisseurs sous influence, si ce n’est corrompus. La construction des grands ensembles, dans le 93 comme partout ailleurs, répond d’abord à la volonté de sortir les familles françaises des taudis où elles croupissent, de résoudre, au plus vite, avec les moyens de la France ruinée de l’après guerre, la terrible crise du logement. Les « logements Million », vilipendés dans le film, sont le produit du contexte des années 1950, que le film ignore. Les logements neufs et confortables, construits par les Offices HLM dans les années 1960, constituèrent un progrès immense pour ceux qui y accédèrent. A partir de la création du département en 1964, l’État et les collectivités locales ont poursuivi une politique continue d’équipement : du logement social digne, deux universités, des services publics pionniers, le premier tramway francilien...
La Seine-Saint-Denis résidentielle et coquette de l’ancienne Seine-et-Oise n’a pas droit de cité. Le film n’accorde non plus aucune place à une banlieue populaire, choisie et aimée, celle des promenades du dimanche et surtout celle des lotissements. Acheter un terrain pour avoir un jour une maison à soi, ce fut le rêve réalisé de foules d’employés, de petits commerçants et d’ouvriers pour qui cette banlieue encore verte apparaissait infiniment désirable. Où est ici l’exclusion ?
Aussi contestable est la marginalisation de la banlieue rouge, du socialisme et du communisme municipal. La dimension collective et intégratrice de l’engagement militant dans les partis, les syndicats, les associations, est sciemment minorée. Les temps forts (le Front populaire, mai 1968...) et les lieux de sociabilité festive (les processions religieuses, la fête de l’Huma au parc de La Courneuve, les fêtes de quartiers...) sont écartés, car ils contrarient la vision misérabiliste du documentaire. Alors que les élus locaux communistes ont joué un rôle déterminant dans la cohésion sociale du 93, aucun n’est interrogé.
Ce film invente le passé du 93 ou n’en veut retenir que le plus sombre, pour faire de ce département un territoire martyrisé depuis deux siècles. Œuvre de mauvaise fiction, il verse dans le plus classique misérabilisme en usage à propos des banlieues. Mais à quoi sert de tordre ainsi l’histoire d’un département dont la crise actuelle, elle, est bien réelle ? 


Emmanuel Bellanger est chargé de recherche CNRS, CHS Université Paris 1
Alain Faure est chercheur IDHE à l’Université de Paris X-Nanterre
Annie Fourcaut est professeur d’histoire contemporaine, directrice du CHS, Université Paris 1
Natacha Lillo est maître de conférences ICT Université Paris 7

jeudi 8 mars 2007

Journée publique de discussion Sur les usages publics de l’histoire Polémiques, commémorations, enjeux de mémoire, transmission et enseignement




journee

Samedi 4 mars 2006, Amphi III, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne.



LES VIDEOS SONT LISIBLES AVEC LE LOGICIEL QUICKTIME, TELECHARGEABLE ici

9h30-10h

. Introduction par Gérard Noiriel (EHESS)



ecoutez Vidéo de 17'27

ecoutez Son audio (en mp3)


1ère partie : « histoire et mémoire »

10h-10h30

. Nicolas Offenstadt (Paris I), « La Grande Guerre aujourd'hui »



ecoutez Vidéo de 37'23


ecoutez Son audio (en mp3)



10h30-11h
. Bernard Pudal (Paris X), « Les instrumentalisations politiques des recherches sur le communisme »



ecoutez Vidéo de 25'56

ecoutez Son audio (en mp3)


11h-11h30

. Michèle Riot-Sarcey (Paris VIII), « L'usage du genre : un enjeu dans l'écriture du politique »



ecoutez Vidéo de 2'56

ecoutez Son audio (en mp3)


11h30-13h

Débat avec la salle. Introduit par Eric Mesnard (IUFM de Créteil)



ecoutez Vidéo de 10'05


ecoutez Son audio (en mp3)






Débat avec la salle. Questions de l'assistance (1)



ecoutez Vidéo de 42'50


ecoutez Son audio (en mp3)


Débat avec la salle. Questions de l'assistance (2)



ecoutez Vidéo de 18'28


ecoutez Son audio (en mp3)

2eme partie : esclavage, colonisation, immigration : quels passés, quels usages ?


14h30-15h

. Marcel Dorigny (Paris VIII), «L'esclavage, une réalité du passé, un enjeu du présent »



ecoutez Vidéo de 37'22

ecoutez Son audio (en mp3)


15h-15h30


. Catherine Coquery-Vidrovitch (Paris VII), « Le passé colonial, entre recherche scientifique et usages mémoriels »



ecoutez Vidéo de 31'57

ecoutez Son audio (en mp3)


15h30-16h

. Gérard Noiriel (EHESS), « Peut-on enseigner l'histoire de l'immigration ? »



ecoutez Vidéo de 22'03

ecoutez Son audio (en mp3)


16h-18h
Débat avec la salle. Introduit par Michel Giraud (CNRS)



ecoutez Vidéo de 18'09

ecoutez Son audio (en mp3)


Débat avec la salle. Questions de l'assistance (3)



ecoutez Vidéo de 42'06

ecoutez Son audio (en mp3)