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lundi 11 septembre 2017

Publication : La Fabrique scolaire de l'histoire 2

La collection Passé/Présent du CVUH annonce la publication de La Fabrique scolaire de l'histoire 2ème édition, sous la direction de Laurence De Cock, préface de Suzanne Citron

Cette édition entièrement renouvelée de La Fabrique scolaire de l’histoire poursuit la réflexion sur les spécialités et les enjeux de l’histoire qu’on enseigne à l’école.

Présentation :
Pourquoi et comment apprendre l’histoire ? Et surtout, quelle histoire ? La virulence des débats récurrents sur ce que les élèves apprennent à l’école est aujourd’hui autant le signe de la vigueur des courants réactionnaires que d’un profond désarroi autour de ces questions décisives. Refuser fermement le terrain du discours scolaire nostalgique et patriotique n’interdit pas de regarder en face l’ampleur des tensions qui traversent aujourd’hui un enseignement chargé de sens civique.
Cette édition entièrement renouvelée de La Fabrique scolaire de l’histoire poursuit la réflexion sur les spécialités et les enjeux de l’histoire qu’on enseigne à l’école. Elle plaide pour une histoire scolaire faisant place à toutes les composantes d’une société plurielle sachant les rassembler autour d’un rapport critique et confiant au savoir.

Géraldine Bozec, Vincent Capdepuy, Vincent Casanova, Suzanne Citron, Laurence De Cock, Hayat El Kaaouachi, Charles Heimberg, Samuel Kuhn, Françoise Lantheaume, Patricia Legris, Servane Marzin, Véronique Servat : chercheurs et enseignants, les auteurs de cet ouvrage nourrissent les réflexions du collectif Aggiornamento histoire-géographie (http://aggiornamento.hypotheses.org/) qui milite pour un enseignement libéré du carcan de l’habitude et des pesanteurs bureaucratiques.
Une rencontre avec Laurence De Cock accompagne cette publication 

Mardi 12 septembre
à 19h30
Au Lieu-Dit
6, rue Sorbier 75020 Paris

http://lelieudit.com/     


mercredi 30 avril 2014

Compte Rendu de l'Assemblée Générale annuelle du CVUH.





L'assemblée générale annuelle du CVUH s'est tenue le samedi 15 mars 2104 au centre Mahler à Paris. Vous pouvez en lire ci dessous le compte-rendu.

Présents : Sylvie Aprile, Aurore Chéry, Laurent Colantonio, Natacha Coquery, Laurence De Cock, Antonio de Almeida Mendes, Nelcya Delanoë, Blaise Dufal, Fabien Guilioni, Anne Jollet, Olivier Le Trocquer, Fanny Madeline, Gilles Manceron, Véronique Servat, Mathieu Vincent.

Ouverture de la séance à 14h15.
ORDRE DU JOUR
1- Rapport moral
2- Rapport financier
3- Renouvellement du CA
4- Collection Passé&Présent
5- Le site et la liste de diffusion du CVUH
6- Discussion sur les projets
7- Questions diverses

1-Rapport moral 2013

Présenté par Laurent Colantonio, président

En 2013, dans une assez grande continuité avec 2011 et 2012, les initiatives ont été nombreuses. Nous avons à nouveau bénéficié d’un atout dont le Comité ne disposait pas à ses débuts : de l’argent disponible, grâce aux droits d’auteurs perçus sur les ventes des ouvrages de la collection du CVUH (cf. plus loin le rapport financier).

· Deux journées d’études CVUH

. Vulgariser les savoirs historiques, quels enjeux ? : 8 juin, organisée par Laurence De Cock et Véronique Servat, au centre Malher, à Paris. Avec depuis mise en ligne audio + photos, sur le site en libre-accès.

· Les usages socio-politiques de la catégorie de génocide : 7 décembre, organisée par Blaise Dufal, au centre Malher, à Paris. Là aussi mise en ligne audio (merci à Véronique pour les enregistrements) + photos, sur le site en libre-accès. Nous avons décidé de lui donner une suite sous la forme d’un volume à venir dans la collection Passé&Présent.
Dans les deux cas, un bilan positif : des interventions de qualité et des échanges fructueux, entre les intervenants et avec la salle. Un grand merci aux organisateurs/trices et à tous ceux qui ont participé. Un bémol : l’assistance réduite à chaque fois.

· Participation du CVUH au débat annuel organisée par la FSU-Ardèche, le 27 avril 2013 à St Michel de Chabrillanoux. Le thème retenu était : « Comment on s’arrange avec l’histoire pour créer une identité nationale ? » Débat animé par Philippe Brett. Avec : F. Reynaert (écrivain et journaliste), L. Colantonio et  B. Dufal (CVUH) et l’un des acteurs/ouvriers du film de G. Perret Mémoire d’ouvriers. Il y avait un coin librairie où nous avons pu présenter (et vendre) les volumes de la collection.

· Le même jour (27 avril), le CVUH était partenaire de la journée d’études : « La connaissance du génocide des Arméniens. Les enjeux en France d’une loi de pénalisation », organisée par la LDH et la Revue arménienne des questions contemporaines : participation de G. Manceron, G. Noiriel, L. De Cock, J.P Chrétien, A. Jollet. Le CVUH a aussi financé la captation vidéo (mise en ligne depuis) de la journée.

· Blaise Dufal est intervenu pour le CVUH dans le cadre du Printemps de la mémoire (mai-juin 2013). Le 29 mai 2013 : discutant lors de la journée "Mémoires, histoires et transmissions : un enjeu d'éducation" à Villiers le Bel. Le 10 juin 2013 : discutant lors de la journée "Travail de mémoire et participation citoyenne" à Paris (Belleville).

· Le CVUH à la Fête de l’Huma, dimanche 15 septembre 2013. Au Village du livre, devant un public bien garni, rencontre-débat autour du livre de Christophe Darmangeat, Conversation sur l’origine des inégalités (dernier volume paru dans la collection Passé&Présent). Débat modéré par Blaise.

· Rendez-vous de l’histoire de Blois, 10-13 octobre 2013. Cette année, le CVUH a notamment organisé une table-ronde (samedi 12), animée par Anne Jollet, autour du livre de W. Blanc, A. Chéry et C. Naudin, Les historiens de garde, en présence des auteurs du volume, et avec la participation de M.C Rodriguez et Ch. Heimberg.
D’autres membres de l’association sont intervenus au cours de ces quatre jours.

· Olivier Le Trocquer a participé pour le CVUH à la table ronde publique : « Histoire et mémoire(s) : témoins, lieux et débats », organisée au lycée Claude-Fauriel de Saint-Etienne, le 22 novembre 2013, à l’initiative de Franck Thénard-Duvivier, dans le cadre des « Débats citoyens en Rhône-Alpes ».

· Le CVUH était présent lors des 3e Rencontres d’histoire critique (UP92/Cahiers d’Histoire), sur le thème « Guerre et paix » (28-30 novembre 2013). A l’invitation d’Anne Jollet, plusieurs membres de notre association ont participé aux différents ateliers : G. Manceron, C. Coquery-Vidrovitch, L. Colantonio, S. Aprile, V. Servat.

· Blaise Dufal a assuré toute l’année le rôle de « correspondant média ». Il reçoit, par téléphone, les sollicitations des médias, puis soit il y répond, soit il renvoie l’interlocuteur vers le/la ou les membres du CVUH susceptibles de répondre à la demande ponctuelle.
Dans ce cadre, Olivier Le Trocquer a notamment répondu aux questions de Arthur de Boutiny, journaliste à Rue89, pour la préparation d’un article qui articulait commémoration du centenaire de la Grande Guerre et 800e anniversaire de la bataille de Bouvines :
http://rue89.nouvelobs.com/2014/01/08/clouez-bec-a-ceux-fatiguent-14-18-248865

· Le site

Présenté par Véronique Servat, secrétaire & Webmestre

Lors de la dernière assemblée générale du CVUH, le compteur statistique du site affichait 82 000 pages vues. Il en affiche aujourd’hui plus de 154 200. Au regard de l’activité de l’association, le site est donc en très bonne santé, attestant de l’intérêt pour la vie du CVUH. Le nombre d’abonnés au flux d’information RSS du site a été multiplié par deux puisqu’il est désormais de 24. Dans le même ordre d’idée, la page facebook compte 684 abonnés, ce qui est environ le double de l’an passé.

Le site a été alimenté par des annonces, des informations et des articles. Les pages fréquentées relèvent le plus souvent soit des informations relatives à l’association (Qui sommes-nous ? Comment nous rejoindre ? ou Textes de référence), soit d’articles réactifs mis en ligne suite à des polémiques relayées par la presse. C’est le cas pour les trois articles les plus lus en 2013 : Le vrai visage de Robespierre, Métronome et Les trafiquants de la mémoire, ce dernier portant sur la multidiffusion d’une émission sur la Vendée. On note que le nombre d’articles mis en ligne a été plus faible que l’an passé puisqu’il est inférieur à 20.

Au-delà de l’aspect strictement quantitatif, on peut légitimement s’aventurer vers quelques remarques qualitatives. Les traces des journées d’études mises en ligne forment un ensemble très riche. Quand les journées sont annoncées, des demandes relatives à leur mise en ligne se font toujours entendre, ce qui nous interroge sur la pertinence d’y répondre favorablement, étant donné la fréquentation parfois jugée décevante de certaines de ces journées.

· Le 6e volume de la collection Passé & Présent est paru le 15 février 2013 : Christophe Darmangeat, Conversation sur l’origine des inégalités.


L’année 2013 a aussi été marquée par la disparition de notre très cher ami Thierry Aprile, à qui nous pensons fort aujourd’hui.

Le rapport moral est adopté à l’unanimité des présents.


2-Rapport financier 2013

Présenté par Fanny Madeline, trésorière.

Le CVUH se porte toujours très bien. Le solde de l’année 2013 est de 6 872 euros, Nous avons touché 1 462,16 euros de droits d’auteur d’Agone auquel il a fallu retrancher 222,5 euros reversés aux auteurs de Pour quoi faire la révolution.
Nous avions l’année dernière 8 271 euros. Nous continuons donc à entamer nos finances notamment avec les dépenses effectuées pour les deux journées d’études sur les enjeux de la vulgarisation des savoirs historiques du 8 juin et sur les usages de la notion de génocide du 12 décembre 2013. Leur coût total est de 1 497 euros auxquels il faut ajouter 715 euros qui correspondent à la contribution à la journée sur le génocide arménien, dont nous avons financé la captation vidéo.
Nous avons également dépensé 345 euros pour imprimer des flyers CVUH.
Nous avons fait un don de 300 euros à Sylvie Aprile et avons participé aux obsèques de Denis Berger et Thierry Aprile (290 euros)
Et nous avons rémunéré Aurore Chéry pour sa traduction du manifeste en anglais (115 euros).
Cette année Blois nous a couté 180 euros, un peu moins que l’année dernière.
Nous avons aussi pris en charge notre propre diffusion des livres de l’association. Nous avons donc versé à Agone 758 euros afin de disposer de 85 exemplaires dont nous avons déjà récupéré 516 euros sur les ventes (41 exemplaires)
Ce qui fait en 2013 un total de 4 458,4 euros de dépenses pour 2 980,6 euros de recettes.
Nous sommes retombés cette année à 42 adhérents, dont 7 nouveaux, ce qui amène à conclure qu’une quarantaine d’adhérents constitue pour l’instant un seuil stable autour duquel nous tournons. Le plus bas, 36 en 2010, par rapport aux 75 adhérents de 2005. La question est de savoir si on continue à essayer de trouver de nouveaux adhérents et si oui comment ? Nous avons maintenant des Flyers : où les distribuer ? et quand ? Hormis nos propres manifestations.
En conclusion, nous avons encore pas mal d’argent notamment pour financer les prochains journées d’étude. En revanche, les recettes pour 2014 risquent d’être à la baisse car les droits d’auteur d’Agone vont baisser cette année (pas de nouveau livre paru dans la collection en 2014).

Le rapport financier est adopté à l’unanimité des présents.

3-Renouvellement du Conseil d’Administration
-       Membres de droit : G. Noiriel, C. Coquery-Vidrovitch, L. DeCock.

-      Sortants : Laurent Colantonio, Sylvie Aprile, Anne Jollet, Fanny Madeline, Véronique Servat, Blaise Dufal, Aurore Chery, Jean Vettraino, Natacha Coquery, Olivier Le Trocquer.

-       Une candidature : Nelcya Delanoë.

-       Nouveau CA élu à l’unanimité : Laurent Colantonio, Sylvie Aprile, Anne Jollet, Fanny Madeline, Véronique Servat, Blaise Dufal, Aurore Chery, Nelcya Delanoë, Natacha Coquery, Olivier Le Trocquer.

-       Le bureau est reconduit pour 2014 : Laurent Colantonio (président) ; Sylvie Aprile et Anne Jollet (vice-présidentes) ; Véronique Servat (secrétaire) ; Fanny Madeline (Trésorière).

4-Collection Passé&Présent : perspectives 2014.

En préparation : un volume sur les usages socio-politiques de la notion de génocide, coordonné par Blaise Dufal, est envisagé pour 2015.
Le projet d’un volume sur les usages publics de l’histoire en Europe est relancé.

5-La liste de diffusion.

La liste de diffusion du CVUH est un autre moyen de relier l’association à ses adhérents. Elle diffuse des informations pratiques, des textes engagés qu’ils émanent ou non du CVUH, et génère des discussions entre membres. A ce jour, l’expression n’y est pas modérée. La gestion de la liste se fait avec une interface liée à l’ancien site, elle est d’une prise en main malaisée.

L’assemblée générale a décidé le basculement de la liste CVUH sur Google Groups, plus pratique d’utilisation. Afin de redynamiser la liste dans l’intérêt de tous, nous invitons les adhérents à ne pas hésiter à l’alimenter en annonces, nouvelles, informations, bibliographies, débats qui intéressent les usages publics de l’histoire en général ou qui concernent un ou plusieurs membres du CVUH.

6- Discussion sur les projets

→ Des interventions « classiques »
· Laurent Colantonio représentera le CVUH au Festival Raison d’agir, 9-11 avril 2014, à Poitiers. Cette année le festival aura pour thème « L'amour de l'ordre Conservateurs, réactionnaires, intégristes, etc. » Une table ronde est prévue le jeudi de 15h30 à 17h30 intitulée « Un certain goût du passé », où il sera notamment question des usages récents de l'identité nationale.

· Mohammed Ouaddane, cheville ouvrière du Printemps de la mémoire, nous a sollicités.

· Olivier Le Trocquer propose une journée d’études sur le « modèle républicain » (décembre 2014), avec l’idée de l’organiser en province, peut-être à Marseille. Il nous paraît en effet important de ne pas nous limiter à des rendez-vous à Paris.

· Dans la perspective de la participation du CVUH à la fête de l’Huma 2014, l’assemblée générale a retenu le thème du genre. Blaise se chargera de la préparation du débat.

· Blois – Rendez-vous de l’histoire 2014. Nous réfléchissons à une table-ronde CVUH qui entrerait dans le thème de cette année : « Les rebelles ».

· Agone – Collection Passé & Présent. Pour 2015, un 7e volume est envisagé (cf plus haut) dans le prolongement de la journée sur le génocide.

→ Des nouveautés ?

· Une nouvelle rubrique sur le site : Nous avons décidé de proposer, à un rythme régulier, des entretiens filmés avec, à chaque fois, l’intervention d’un(e) spécialiste sur un sujet/thème qui fait débat. Une autre manière pour nous de prendre part et de rendre compte de l’actualité des usages publics de l’histoire. Aurore Chéry et Blaise Dufal en sont les chevilles ouvrières. Nous espérons être bientôt en mesure de diffuser les premiers enregistrements.

· Olivier Le Trocquer propose d’organiser des « Ballades urbaines d’histoire critique », auxquelles nous pourrons participer et qui seront annoncées sur le site/liste.

· Goliards/Radio Libertaire

Nous avions évoqué avec W. Blanc  la possibilité de proposer un cycle d’émission CVUH dans le cadre de  « Radio Goliards » sur Radio-Libertaire. Après discussion, l’association préfère laisser la liberté à ses membres d’y participer ponctuellement, sur invitation, comme pour toute émission de radio. Laurent Colantonio interviendra en septembre sur la Grande Famine d’Irlande (1846-1851), son histoire et sa mémoire.

La séance est levée à 17h15

dimanche 6 avril 2014

Les vidéos du CVUH : Les usages scolaires de l'histoire par Laurence De Cock

Pourquoi le CVUH s'est-il intéressé à l'histoire enseignée? Quels usages ou mésusages de l'histoire apparaissent dans les programmes scolaire ? Comment se fabriquent les programmes scolaires ? Quels débats suscitent les programmes scolaires ? Pourquoi sont-ils plus vifs depuis les années 80? Quelles finalités attribue-t-on à l'enseignement de l'histoire et en quoi cela influe-t-il sur les usages de l'histoire scolaire dans l'espace public ? …

Autant de questions auxquelles Laurence De Cock, ancienne présidente du CVUH, membre active de l'association, co-auteure de La fabrique scolaire de l'histoire répond dans cette vidéo qui inaugure la nouvelle rubrique de notre site intitulée les vidéos du CVUH.


To be continued…

samedi 16 février 2013

"Conversation sur la naissance des inégalités" de C. Darmangeat est disponible en librairie.

Le CVUH et les éditions Agone qui publient notre collection "Passé&Présent" sont heureux de vous présenter ce nouveau volume désormais disponible dans toutes les bonnes librairies.

En voici une succincte présentation : 

Les inégalités n’ont pas toujours existé. Plus encore, leur apparition est loin d’avoir partout suivi le même chemin que celui emprunté par l’Europe et les Proche et Moyen-Orient, le plus souvent résumé par le modèle de la « révolution néolithique ». Montrant la volonté de la collection « Passé & Présent » d’élargir son champ chronologique (jusqu’aux périodes les plus anciennes) et au-delà de l’histoire proprement dite (ici, la « préhistoire » et l’ethnologie), cet ouvrage de vulgarisation insiste sur l’importance d’une approche universelle de l’évolution des sociétés dites « primitives ». S’appuyant sur les très nombreux exemples de sociétés étudiées par les ethnologues et les voyageurs alors qu’elles étaient encore vivantes, il montre le cas de sociétés durablement égalitaires ainsi que la variété des chemins empruntés vers l’inégalité.

L'ouvrage est aussi disponible en ligne sur le site de l'éditeur : 
http://atheles.org/agone/passepresent/conversationsurlanaissancedesinegalites/index.html

dimanche 14 octobre 2012

L'agenda du CVUH aux rendez vous de l'histoire de Blois 2012.




Pour ceux qui se rendent à Blois aux Rendez Vous de l'Histoire, à la fin de cette semaine, voici un agenda qui vous permet de suivre activités, publications et membres éminents de l'association qui, s'ils n'y interviennent pas es-qualité, sont néanmoins présents :

  • Dimanche 20-10  à 9h30 à la Bibliothèque de l'Abbé Grégoire les auteurs de Pourquoi Faire la Révolution et P. Olivera vous attendent pour une table ronde-débat autour de la dernière publication de l'association dans la collection passé&présent d'Agone.

  • Pendant tout la durée des rendez vous, vous pouvez retrouver l'ensemble des publications de la collection sur le stand AGONE/CVUH du salon du livre stand 158. Des flyers permettant d'adhérer à l'association seront à votre disposition. 
*  *  *  *  *

Tables rondes et conférences auxquelles participent des membres de l'association (merci de vous signaler sur la liste de diffusion si je vous ai oublié car le programme est dense) : 

  • Jeudi 18-10 à 14 h Salle Lavoisier : Les paysans immigrés en France : les Algériens durant la guerre d'Algérie avec P. Derder
  • Vendredi 19-10 à 11 h Amphi 1 université : Une Histoire de France du XXI siècle avec S. Aprile.
à 13h45 IUFM Migrantes polonaises dans les fermes de la région centre dans l'Entre deux guerres avec S. Aprile.

à 15h30 IUFM, salle 23  : Comment enseigner la guerre d'Algérie et l'immigration algérienne avec L. de Cock et P. Derder

  • Samedi 20-10  à 9h15 Amphi 2 Université : Identités paysannes comparées avec Anne Jollet.
                                   à 17h30 salle Lavoisier du Conseil GénéralComment enseigner la mémoire ? avec L. de Cock et C. Heimberg.
  • Dimanche 21-10 à 11h30 Amphi vert CCI : Paysans en lutte de la Révolution à nos jours avec Anne Jollet
Pour ceux qui n'auraient pas lu ou vu l'information dans le mot du Président d'hier j'ajoute à cette liste la table ronde le dimanche 21 octobre à 14h,  sur les « Disettes et famines » (Amphi 2, université) qui réunit  Guido Alfani, Gérard Béaur, Laurent Feller, Gilles van Kote et Cormac Ó Gráda, ce dernier étant un de plus importants spécialistes du monde à travailler la question des famines.


mercredi 19 septembre 2012

Rencontre débat à la fête de l'Huma autour de Pourquoi faire la Révolution.

Samedi 15 septembre au village du livre de la fête de l'Humanité se tenait une rencontre débat autour du livre Pourquoi faire la Révolution.
Anne Jollet, vice présidente du CVUH, a questionné deux des auteurs, Jean Luc Chappey et Guillaume Mazeau, membres de l'Institut d'Etudes de la Révolution Française, afin de revenir sur les raisons qui présidèrent à la rédaction de cet ouvrage, et de mettre en avant l'actualité de la révolution loin des visions historiographiques qui résumèrent cet évènement à un déchainement de violences préfigurant, notamment les violences de masse et totalitarisme du XXème siècle.

Pour ceux qui n'ont pu être présents, quelques photos et surtout l'enregistrement de ce moment qui attira une foule nombreuse. 










Quelques photos à gauche : Jean Luc Chappey,
à droite Guillaume Mazeau, auteurs de

Pourquoi faire la Révolution.




Cliquez sur l'image pour
 télécharger le fichier.

Remerciements à Christophe Naudin pour l'enregistrement.

lundi 10 septembre 2012

Pourquoi faire la Révolution et le CVUH à la fête de l'Humanité.














Samedi 15 Septembre, à 14h00

au Village du livre,

 Fête de l’Humanité 
le CVUH vous convie autour de :

POUR QUOI FAIRE LA REVOLUTION


Avec Jean-Luc Chappey et Frédéric Régent, enseignants à l’Université de Paris 1, Institut d’Histoire de la Révolution française, et  Anne Jollet, enseignante à l’université de Poitiers, directrice des Cahiers d'histoire. Revue d’histoire critique

Autour du livre publié aux éditions Agone, Pour quoi faire la Révolution, deux des auteurs, Jean-Luc Chappey et Frédéric Régent, interpellés par Anne Jollet, directrice des Cahiers d'histoire, reviendront sur le pourquoi de ce livre écrit à cinq mains par les chercheurs de l'Institut d'Histoire de la Révolution de Paris 1 : ces historiens ont voulu reprendre les apports des recherches récentes et dire de façon percutante que la Révolution française ne fut pas cette monstruosité faite de violences inutiles décrite par les historiens conservateurs et redite sans relâche depuis vingt ans pour le grand public. La Révolution française fut bien plutôt le "laboratoire de la modernité", dans tous les domaines et avec toutes les contradictions entre poussée émancipatrice et légitimation de nouvelles formes de domination qui remuent notre monde d'aujourd'hui.



Programme et informations sur http://fete.humanite.fr/

vendredi 16 mars 2012

Pour quoi faire la Révolution : nouveau volume de la collection passé& présent.

Nouvelle publication CVUH/Agone dans la collection Passé&Présent :

POUR QUOI FAIRE LA RÉVOLUTION

par le collectif de l'Institut d'Histoire de la Révolution Française. 

est disponible en librairie depuis le 16 mars 2012.


Le nouveau volume de la collection Passé et Présent d'Agone, par le collectif de l'IHRF : J-L Chappey, Bernard Gainot, Guillaume Mazeau, Frédéric Régent, et Pierre Serna.

Alors que son legs est de plus en plus méconnu ou délibérément ignoré, la Révolution française n’est pourtant pas morte. De Tunis au Caire, de Tripoli à Sana’a, la révolution fait son retour dans l’histoire mondiale. Face au débat public que ces événements ont inspiré, les historiens ne peuvent se contenter d’une position de commentateurs. Les analogies paresseuses et anachroniques
entre révolution et totalitarisme ne convainquent aujourd’hui plus personne. Les temps ont changé et ils invitent à interroger ce phénomène historique qui, à intervalles réguliers, vient rompre le cours du temps pour renverser les puissants et inventer des régimes censés être plus justes pour le plus grand nombre. Il s’agit de regarder la révolution bien en face, avec ce qu’elle charrie de méprises et d’occasions manquées, pour lui redonner sa dimension de laboratoire du politique.

Les auteurs sont membres de l’Institut d’histoire de la Révolution française. Depuis sa fondation en 1937, l’IHRF a pour vocation de former les historiens français et étrangers travaillantsur la période révolutionnaire.

mardi 20 décembre 2011

Prochaine parution de la collection Passé et Présent chez Agone.


A paraître en mars 2012, le nouveau volume de la collection Passé et Présent d'Agone, par le collectif de l'IHRF : J-L Chappey, Bernard Gainot, Guillaume Mazeau, Frédéric Régent, et Pierre Serna.

Alors que son legs est de plus en plus méconnu ou délibérément ignoré, la Révolution française n’est pourtant pas morte. De Tunis au Caire, de Tripoli à Sana’a, la révolution fait son retour dans l’histoire mondiale. Face au débat public que ces événements ont inspiré, les historiens ne peuvent se contenter d’une position de commentateurs. Les analogies paresseuses et anachroniques
entre révolution et totalitarisme ne convainquent aujourd’hui plus personne. Les temps ont changé et ils invitent à interroger ce phénomène historique qui, à intervalles réguliers, vient rompre le cours du temps pour renverser les puissants et inventer des régimes censés être plus justes pour le plus grand nombre. Il s’agit de regarder la révolution bien en face, avec ce qu’elle charrie de méprises et d’occasions manquées, pour lui redonner sa dimension de laboratoire du politique.

Les auteurs sont membres de l’Institut d’histoire de la Révolution française. Depuis sa fondation en 1937, l’IHRF a pour vocation de former les historiens français et étrangers travaillantsur la période révolutionnaire.

mercredi 16 septembre 2009

La Fabrique scolaire de l’histoire Sous la direction de Laurence De Cock & Emmanuelle Picard


Préface de Suzanne Citron
Depuis la Révolution française, l’enseignement de l’histoire est associé à la construction d’une « identité nationale ». En prenant la forme d’un récit ethnocentré, l’histoire scolaire devait permettre l’intégration de tous les futurs citoyens de la République, quelles que soient leurs identités originelles, dans un ensemble politique unique.
Aujourd’hui, alors que la période est favorable à la reconnaissance des « identités plurielles », les exclus du roman national réclament l’ajustement des programmes scolaires et critiquent la fabrique scolaire de l’histoire vue comme un instrument de domination.
Le moment est propice pour interroger la manière dont l’histoire scolaire est fabriquée. De fait, l’enseignement de histoire à l’école est le produit d’une chaîne de responsabilités dont il nous faut interroger chacun des maillons : pourquoi et comment apprendre l’histoire, et quelle histoire ? Car c’est une politique du passé qui s’exprime à travers ce montage. Une politique où la question d’une histoire commune et donc de l’universalité est en jeu.
Laurence De Cock est historienne et professeure d’histoire au lycée de Nanterre. Vice-présidente du Comité de Vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH), elle a notamment co-publié Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de France (Agone, 2008) et Mémoires et histoire à l’école de la République (Armand Colin, 2007).
Emmanuelle Picard est historienne au Service histoire de l’éducation (INRP-ENS) et membre du CVUH.
Table des matières
Un parcours singulier dans la fabrique scolaire, Préface de Suzanne Citron
Avant-propos, par Laurence De Cock

I. Programmes et prescriptions : le cadre réglementaire de la fabrique scolaire de l’histoire
I-1. Les programmes scolaires d’histoire dans l’enseignement secondaire, par Patricia Legris
I-2. Le temps dans l’enseignement de l’histoire, par Évelyne Héry

II. Quelle place pour les acteurs historiques dans l’histoire scolaire ? Des prescriptions officielles aux manuels
II-1. Entre clichés et histoire des représentations : manuels scolaires et enseignement du fait colonial, par Marie-Albane de Suremain
II-2. La fabrique scolaire de la « culture de guerre », par André Loez

III. Entre devoir de mémoire et politique de la reconnaissance, le problème des questions sensibles dans l’école républicaine
III-1. Enseignement du fait colonial et politique de la reconnaissance, par Françoise Lantheaume
III-2. Esquisse d’une histoire de l’enseignement des génocides à l’école, par Benoît Falaize


IV. Pour dépasser le roman national
IV-1. Comment on enseigne la Révolution française. Quelques questions à l’écriture scolaire de l’histoire, par Marc Deleplace
IV-1. Constructions identitaires et apprentissage d’une pensée historique. L’histoire scolaire en Suisse romande et ailleurs, par Charles Heimberg


mardi 17 juin 2008

Collection Passé & Présent


Le CVUH a signé un partenariat avec les éditions Agone depuis 2007.
Sont déjà parus dans la collection Passé & Présent :

 Gérard Noiriel, A quoi sert l’identité nationale, Agone, 2007


La question de « l’identité nationale » a été remise au centre de l’actualité politique par Nicolas Sarkozy, pendant la campagne électorale des présidentielles. Devenu chef de l’État, celui-ci a créé un « ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale », ce qui est un fait sans précédent dans l’histoire de la République française. Huit historiens ont aussitôt démissionné de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration pour protester contre ce ministère, estimant que cet intitulé ne pouvait que conforter les préjugés négatifs à l’égard des immigrés. La pétition qu’ont lancée ces historiens a été signée par plus de 10 000 citoyens en moins d’une semaine, et des universitaires du monde entier se sont associés à cet appel.
Gérard Noiriel explique les raisons de ce mouvement. Il montre que la logique identitaire, née au XIXe siècle, a depuis constamment alimenté les discours nationalistes. Il rappelle que, au cours des années 1980, c’est Jean-Marie Le Pen qui a popularisé, dans l’espace public, l’expression « identité nationale » pour stigmatiser les immigrés. Analysant de façon minutieuse les usages de cette formule dans le discours du candidat Sarkozy, il donne des éléments pour éclairer les nouvelles stratégies aujourd’hui à l’œuvre dans le champ politique.




 Laurence De Cock, Fanny Madeline, Nicolas Offenstadt, Sophie Wahnich, Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de France, Agone, 2008


Guy Môquet, Jaurès, les colonies et tant d’autres… Nicolas Sarkozy en campagne, puis au début de son mandat, n’a cessé d’utiliser et de brandir des références historiques. Cet usage immodéré de l’histoire a alors mobilisé autant de mises en scène grandiloquentes que de discours de filiation destinés à dessiner les contours d’une France mythique du candidat puis du président.
Comment voir clair dans tous ces personnages et événements sans cesse mélangés et associés les uns aux autres en dehors de tout contexte ? Comment comprendre le brouillage de références qui empruntent autant aux grandes figures de la gauche qu’à celles de la droite ? Quels sont les enjeux et les effets politiques de telles constructions historico-politiques ?
Une vingtaine d’historiens ont disséqué les usages que fait de l’histoire Nicolas Sarkozy pour permettre de saisir les mécaniques à l’œuvre dans cette vaste entreprise de reconstruction d’un roman national. Sous la forme d’un dictionnaire, un véritable parcours critique dans l’histoire de France revue et corrigée par une droite qui entend refabriquer de l’« identité nationale »...





 Catherine Coquery Vidrovitch, Enjeux politiques de l’histoire coloniale, Agone, 2009

Notre patrimoine historique « national » doit-il inclure l’histoire de la colonisation et de l’esclavage colonial ? La réponse positive, de bon sens, ne fait pas l’unanimité : soit parce que parler sans tabou du domaine colonial serait « faire repentance », soit parce que l’ignorance ou la négligence entretenues depuis plusieurs générations font qu’il ne vient même pas à l’esprit de beaucoup de nos concitoyens que notre culture nationale héritée n’est pas seulement hexagonale. La culture française (que d’aucuns veulent appeler « identité nationale ») résulte de tous les héritages mêlés dans un passé complexe et cosmopolite où le fait colonial a joué et continue par ricochet de jouer un rôle important.
Professeure émérite d’histoire contemporaine de l’Afrique (université Paris-Diderot), Catherine Coquery-Vidrovitch a notamment fait paraître Des victimes oubliées du nazisme (Le Cherche-Midi, 2007) ; et L’Afrique noire de 1800 à nos jours (avec Henri Moniot, PUF [1999] 2005).

Collection Passé & Présent


Le CVUH a signé un partenariat avec les éditions Agone depuis 2007.
Sont déjà parus dans la collection Passé & Présent :



 Gérard Noiriel, A quoi sert l’identité nationale, Agone, 2007


La question de « l’identité nationale » a été remise au centre de l’actualité politique par Nicolas Sarkozy, pendant la campagne électorale des présidentielles. Devenu chef de l’État, celui-ci a créé un « ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale », ce qui est un fait sans précédent dans l’histoire de la République française. Huit historiens ont aussitôt démissionné de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration pour protester contre ce ministère, estimant que cet intitulé ne pouvait que conforter les préjugés négatifs à l’égard des immigrés. La pétition qu’ont lancée ces historiens a été signée par plus de 10 000 citoyens en moins d’une semaine, et des universitaires du monde entier se sont associés à cet appel.
Gérard Noiriel explique les raisons de ce mouvement. Il montre que la logique identitaire, née au XIXe siècle, a depuis constamment alimenté les discours nationalistes. Il rappelle que, au cours des années 1980, c’est Jean-Marie Le Pen qui a popularisé, dans l’espace public, l’expression « identité nationale » pour stigmatiser les immigrés. Analysant de façon minutieuse les usages de cette formule dans le discours du candidat Sarkozy, il donne des éléments pour éclairer les nouvelles stratégies aujourd’hui à l’œuvre dans le champ politique.



 Laurence De Cock, Fanny Madeline, Nicolas Offenstadt, Sophie Wahnich, Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de France, Agone, 2008


Guy Môquet, Jaurès, les colonies et tant d’autres… Nicolas Sarkozy en campagne, puis au début de son mandat, n’a cessé d’utiliser et de brandir des références historiques. Cet usage immodéré de l’histoire a alors mobilisé autant de mises en scène grandiloquentes que de discours de filiation destinés à dessiner les contours d’une France mythique du candidat puis du président.
Comment voir clair dans tous ces personnages et événements sans cesse mélangés et associés les uns aux autres en dehors de tout contexte ? Comment comprendre le brouillage de références qui empruntent autant aux grandes figures de la gauche qu’à celles de la droite ? Quels sont les enjeux et les effets politiques de telles constructions historico-politiques ?
Une vingtaine d’historiens ont disséqué les usages que fait de l’histoire Nicolas Sarkozy pour permettre de saisir les mécaniques à l’œuvre dans cette vaste entreprise de reconstruction d’un roman national. Sous la forme d’un dictionnaire, un véritable parcours critique dans l’histoire de France revue et corrigée par une droite qui entend refabriquer de l’« identité nationale »...






 Catherine Coquery Vidrovitch, Enjeux politiques de l’histoire coloniale, Agone, 2009

Notre patrimoine historique « national » doit-il inclure l’histoire de la colonisation et de l’esclavage colonial ? La réponse positive, de bon sens, ne fait pas l’unanimité : soit parce que parler sans tabou du domaine colonial serait « faire repentance », soit parce que l’ignorance ou la négligence entretenues depuis plusieurs générations font qu’il ne vient même pas à l’esprit de beaucoup de nos concitoyens que notre culture nationale héritée n’est pas seulement hexagonale. La culture française (que d’aucuns veulent appeler « identité nationale ») résulte de tous les héritages mêlés dans un passé complexe et cosmopolite où le fait colonial a joué et continue par ricochet de jouer un rôle important.
Professeure émérite d’histoire contemporaine de l’Afrique (université Paris-Diderot), Catherine Coquery-Vidrovitch a notamment fait paraître Des victimes oubliées du nazisme (Le Cherche-Midi, 2007) ; et L’Afrique noire de 1800 à nos jours (avec Henri Moniot, PUF [1999] 2005).

vendredi 18 avril 2008

Livre paru aux Editions Agone le 18 avril Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de France Sous la direction de Laurence De Cock – Fanny Madeline - Nicolas Offenstadt – Sophie Wahnich


Guy Môquet, Jaurès, les colonies, et tant d’autres… Nicolas Sarkozy en campagne, puis au début de son mandat, n’a cessé d’utiliser et de brandir des références historiques.
Cet usage immodéré a mobilisé autant de mises en scène grandiloquentes que de discours de filiation destinés à dessiner les contours d’une France mythique du candidat puis du président. Comment voir clair dans tous ces personnages et événements sans cesse mélangés et associés les uns aux autres en dehors de tout contexte ? Comment comprendre le brouillage de références qui empruntent autant aux grandes figures de la gauche qu’à celles de la droite ? Quels sont les enjeux et les effets politiques de telles constructions ?

Une vingtaine d’historiens ont disséqué les usages que fait de l’histoire Nicolas Sarkozy, pour permettre de saisir les mécaniques à l’œuvre dans cette vaste entreprise de reconstruction d’un roman national. Sous la forme d’un dictionnaire, un véritable parcours critique dans l’histoire de France revue et corrigée par une droite qui entend refabriquer de l’« identité nationale »…


Sommaire

Affaire Dreyfus, par Thomas Loué 
Afrique, par Laurence de Cock 
Maurice Barrès, par Gérard Noiriel 
Marc Bloch, par Gérard Noiriel 
Léon Blum, par Gérard Noiriel 
Cascade du bois de Boulogne, par Jean-Marie Guillon 
Charlemagne, par Fanny Madeline 
Choc des civilisations, par Françoise Micheau 
Georges Clemenceau, par Nicolas Offenstadt 
Communautarisme, par Éric Soriano 
La Commune, par Olivier Le Trocquer 
Condorcet, par Yannick Bosc 
Croisades, par Françoise Micheau 
De Gaulle, Sarkozy : une drôle d’histoire, par Annie Collovald 
Édit de Nantes, par Jérémie Foa 
Esclavage dans les colonies françaises, par Éric Mesnard 
État capétien, par Yann Potin 
Féodalités, par Fanny Madeline 
Jules Ferry, par Olivier Le Trocquer 
Fille aînée de l’Église, par Fanny Madeline & Yann Potin 
Fin de l’histoire, par Michèle Riot-Sarcey 
La « France éternelle », un paysage de campagne ?, par Pierre Schill 
Glières, par Jean-Marie Guillon 
Victor Hugo, par Sylvie Aprile 
Jean Jaurès, par Blaise Wilfert-Portal 
Jeanne d’Arc, par Nicolas Offenstadt 
Claude Lévi-Strauss, par Éric Soriano 
Litanie, par Laurence de Cock 
Lumières, par Sophie Wahnich 
Lutte des classes, par Éric Soriano 
Lyautey, par Catherine Coquery-Vidrovitch 
Mai 68, ou L’actualité de la mémoire, par Michèle Riot-Sarcey & Thierry Aprile 
Georges Mandel, par Jean-Marie Guillon 
Guy Môquet, par Pierre Schill 
Jean Moulin, par Michel Fratissier 
Napoléon Bonaparte, par Marc Belissa 
Napoléon IIIpar Olivier Le Trocquer 
Passé colonial, par Gilles Manceron 
Pavillon de la lanterne, par Yann Potin 
Repentance, par Sandrine Lefranc 
Résistance, par Jean-Marie Guillon 
Rêve, par Laurence de Cock 
Révolution française, révolution, par Sophie Wahnich 
Révolution française, ses « grands hommes », par Marc Belissa 
Rois de France, par Fanny Madeline 
La Terreur, terreur, par Sophie Wahnich 
Totalitarisme(s), par Sonia Combe 
Verdun, par Nicolas Offenstadt 
Vichy, par Jean-Marie Guillon


Editions Agone, collection Passé & présent, avril 2008, 208 pages, 15 euros.
ISBN : 978-2-7489-0093-4

mardi 11 septembre 2007

Parution du livre de Gérard Noiriel, A quoi sert "l’identité nationale"


La question de « l’identité nationale » a été remise au centre de l’actualité politique par Nicolas Sarkozy, pendant la campagne électorale des présidentielles. Devenu chef de l’État, celui-ci a créé un « ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale », ce qui est un fait sans précédent dans l’histoire de la République française. Huit historiens ont aussitôt démissionné de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration pour protester contre ce ministère, estimant que cet intitulé ne pouvait que conforter les préjugés négatifs à l’égard des immigrés. La pétition qu’ont lancée ces historiens a été signée par plus de 10 000 citoyens en moins d’une semaine, et des universitaires du monde entier se sont associés à cet appel.
Gérard Noiriel explique les raisons de ce mouvement. Il montre que la logique identitaire, née au XIXe siècle, a depuis constamment alimenté les discours nationalistes. Il rappelle que, au cours des années 1980, c’est Jean-Marie Le Pen qui a popularisé, dans l’espace public, l’expression « identité nationale » pour stigmatiser les immigrés. Analysant de façon minutieuse les usages de cette formule dans le discours du candidat Sarkozy, il donne des éléments pour éclairer les nouvelles stratégies aujourd’hui à l’œuvre dans le champ politique.
Historien, directeur d’études à l’EHESS, président du Comité de vigilance sur les usages de l’histoire (CVUH), Gérard Noiriel est membre démissionnaire du conseil scientifique de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration.
Editions Agone
156 pages
12 euros
En librairie le 26 octobre 2007