mercredi 4 septembre 2019

Les rendez-vous de la rentrée du CVUH

Le CVUH sera présent cette année encore à la Fête de l'Humanité, puis aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


Le CVUH organise un débat au Village du Livre de la Fête de l'Humanité
le dimanche 15 septembre 2019 à 15h45
sur "Les usages du passé : l'exemple allemand"
avec l'historien Nicolas Offenstadt, auteur de :
Le pays disparu. Sur les traces de la RDA, Stock, 2018
Urbex RDA : L'Allemagne de l'est racontée par ses lieux abandonnés, Albin Michel, 2019
Discussion animée par Olivier Le Trocquer



Le CVUH organisera un débat/table ronde aux Rendez-Vous de l'histoire de Blois
le samedi 12 octobre 2019 de 14h à 15h30
au Petit Amphi, INSA
sur le thème : "UN tropisme italien ? Les regards des historien.ne.s sur la péninsule italienne"
avec Anne Jollet, Anne Perrin Khelissa, Olivier Le Trocquer et Pierre Serna


Au plaisir de vous y retrouver

dimanche 23 juin 2019

Mémoires en jeu / Memories at stake


Lancée en septembre 2016, la revue Mémoires en jeu / Memories at Stake en est aujourd’hui à son 8e numéro. Elle doit son double titre au fait que non seulement tous les articles comportent un résumé en anglais, mais qu’elle publie des articles jugés essentiels parus dans cette langue. (Des ouvrages en langue étrangère font également l’objet de comptes rendus.) Comme son nom l’indique, la revue est dédiée à la mémoire dont l’émergence dans l’espace public et dans le champ académique s’est imposée au cours des dernières décennies. Sont abordés bien entendu ses rapports avec le récit historique et historien, mais aussi la façon dont elle se reflète dans la créativité artistique (littérature, cinéma, production artistique plastique, muséographie etc.).
Mémoires en jeu se dit « Revue critique interdisciplinaire et multiculturelle sur les enjeux de mémoire » et ceci n’a rien d’une formule convenue. Dans la rubrique « Actualités » du numéro 8, on trouvera la critique qui ne mâche pas ses mots du livre Les Amnésiques de la journaliste Géraldine Schwarz sur lequel Carola Haehnel-Mesnard se serait sans doute bien dispensée d’écrire si cette fausse confrontation avec le papy nazi n’avait fait l’objet de tant d’éloges de la presse et même reçu en 2018 le Prix du livre européen. Le jury se serait-il contenté de la belle couverture rétro ? Il faut dire que la mode est aux récits « perso », même parmi les nôtres. (Parfois ça marche.) Mais on trouvera surtout un entretien de Meïr Waintreter avec Philippe Mesnard (directeur de la revue) sur « Antisémitisme, antisionisme et/ou mémoires », qui remet les idées en place, une discussion autour du concept de « mémoire multidirectionnelle » de Michael Rothberg dont le site de la revue permet l’écoute de l’interview intégrale (en anglais), une mise au point sur le génocide au Cambodge, un dossier  proposant une encyclopédie des mots relatifs à la mémoire, leur évocation selon les contextes, les époques et les pays, un inédit du professeur Pawel Machcewicz, directeur du Musée de la Seconde Guerre mondiale à Gdansk de 2008 à 2017 – sans compter un détour par le siège de l’Alcazar de Tolède en 1936 ou encore le siège de Leningrad (1941-1944), autant de lieux où les commémorations peuvent se révéler des pièges. On touche ici le point névralgique lorsque l’histoire officielle l’emporte sur une mémoire embarrassante dont elle veut précisément se débarrasser. Dans d’autres cas, cela peut être l’inverse, la mémoire collective (pour parler vite) entravant le travail de l’historien(ne). Analyser ces cas de figures est le travail de base de Mémoires en jeu qui ne doit laisser aucun(e) historien(ne) indifférent(e).
Appuyée sur le site sus mentionné, la revue offre régulièrement entretiens vidéo et promenades à travers les expositions. On ne saurait que trop recommander aux collègues, enseignants en lycées et universités, de demander l’abonnement à leur bibliothèque, médiathèque et autres services communs de documentation. Elles/ils y trouveront support à leur enseignement comme à leurs propres recherches et aussi un grand plaisir de lecture à l’instar de l’auteure (qu’on me pardonne, mais « autrice », je n’y arrive pas !) de ces lignes.
Sonia Combe



mercredi 17 avril 2019

Prochain atelier "Les mots du politique"



Le prochain atelier du CVUH, "Migrants, migrations, mobilités" aura lieu le mercredi 22 mai 2019, de 19h à 20h30, au Lieu Dit (4-6 rue Sorbier Paris 20e).


Avec les historiennes Michèle Riot-Sarcey et Claudia Moatti, et l'historien Gérard Noiriel.
 
« Migrants, migrations, mobilités » : cette longue histoire d’errance et de rejet, d’accueil et d’exclusion, de contrainte mais aussi de liberté, il importe d’en saisir la complexité et les enjeux, en confrontant les manières de dire et de faire dans le passé et dans le présent. Nous avons choisi de faire dialoguer deux grands connaisseurs de la question, professeurs et écrivains, Claudia Moatti, spécialiste d’histoire romaine, et Gérard Noiriel, historien du contemporain, tous deux enseignants-chercheurs, l’une à Paris 8, l’autre à l’Ehess. 


Gérard Noiriel :
« Mon intervention portera sur le processus d'institutionnalisation des mouvements migratoires à partir de la IIIe République : la connexion entre la question des migrants et la question des étrangers. Je parlerai de la mise en place de nouveaux moyens bureaucratiques pour empêcher les gens de circuler ; avec une attention particulière pour la situation des réfugiés.
Le lien avec la période actuelle sera fait en partant des enjeux du langage utilisé pour désigner les « migrants » (émigrants, immigrants, exilés, réfugiés, etc.) et en évoquant toutes les personnes qui meurent aujourd'hui parce qu'elles ne trouvent pas de pays d'accueil (comparaison avec les réfugiés des années 1930) ».


Claudia Moatti :
« Pour ma part, je débuterai par une analyse du langage concernant migrants et étrangers dans les mondes anciens, puis je présenterai quelques réflexions sur les modes d’encadrement des mobilités et migrations et sur la liberté de circuler en Méditerranée antique ; la dernière partie sera consacrée plus précisément au statut des réfugiés dans le monde romain, ce qui me permettra d’introduire une distinction fondamentale entre le refuge et l’hospitalité ».
 

Nous vous y attendons nombreux !




 

mercredi 27 mars 2019

Enregistrement audio de l'atelier du CVUH sur la liberté d'expression (5 mars 2019)


L'atelier du CVUH (Les mots du politique) sur "La liberté d’expression" s'est tenu le mardi 5 mars 2019  au Lieu Dit (Paris)

avec 

Nelcya Delanoë,
« Démocratie et liberté d’expression en 2019 aux États-Unis : la foire aux mots »

et Olivier Le Trocquer,
« École caserne, enseignants sous surveillance ? La liberté pédagogique en grand danger »,

membres du CVUH.


samedi 16 mars 2019

Captation audio de la journée d’étude: Le CVUH et les usages publics de l’histoire (20 octobre 2018)



Journée d’étude
Le CVUH et les usages publics de l’histoire
20 octobre 2018

Centre Malher – Amphi Dupuis
9 rue Malher, 75004 Paris


Introduction
Anne Jollet, vice-présidente du CVUH, Université de Poitiers
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Les politiques de mémoire, nouveau paradigme international
Sébastien Ledoux, Université Paris I 

Cette intervention interroge les processus de mondialisation de la mémoire depuis une quarantaine d’années. Ces processus produisent des normes sociales aux effets bénéfiques attendus aléatoires et induisent des politiques de prévention qui témoignent et renforcent une évolution de notre rapport au temps.
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Écriture de l’histoire et air du temps (Zeitgeist), la double instrumentalisation de l’antifascisme en Allemagne
Sonia Combe, centre Marc Bloch, Berlin

Étude de la naturalisation des contraintes qui pèsent sur l’écriture de l’histoire (contraintes idéologiques, académiques, air du temps) à partir de l’exemple de la réécriture de l’histoire de l’antifascisme. L’Europe de l’Est – et l’Allemagne en particulier – constituent un laboratoire pour l’observation de ces contraintes. Instrumentalisé par le régime communiste pour légitimer son pouvoir, après la réunification de l’Allemagne et la fin du communisme, le concept de fascisme / antifascisme disparaît au profit de celui de totalitarisme. À terme, le fascisme comme combat est à son tour délégitimé, réduit à n’avoir été qu’un mythe, tandis que l’approche totalitaire tend à mettre un signe d’équivalence entre les deux dictatures allemandes.
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Usages publics de l’histoire et engagement au Québec et au Canada
Laurent Colantonio, Université du Québec à Montréal

Cette communication présente deux projets collectifs, l’un en anglais (Active History), l’autre en français (Histoire Engagée), animés par de jeunes historiennes et historiens au Canada qui ont choisi d’intervenir hors du strict champ académique, pour inscrire résolument leur action dans la Cité. Comment envisagent-ils et pratiquent-ils « l’histoire engagée »? Quels enjeux, quels sujets les mobilisent particulièrement ? Telles sont quelques-unes des questions que je me suis posées, avec en arrière-plan la comparaison et les convergences possibles avec le CVUH.
Diaporama ActiveHistory / HistoireEngagée

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Le CVUH, l’histoire enseignée et ses finalités
Olivier Le Trocquer, Université Paris 1
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